28/03/2012 : La phrase du jour à l'Atelier 3-6

« C’est mieux quand on est silencieux ! » (L. 4 ans)

Tout est dit ! Maria Montessori a écrit sur ce qu’elle appelait « La leçon de silence » : on s’imagine souvent qu’il s’agit d’apprendre aux enfants à se taire, mais, en réalité cette leçon vient d’eux-même lorsqu’ils découvrent à quel point le silence qui s’établit est agréable et bénéfique pour leur concentration. Ils doivent apprendre et vivre le silence ; ce matin, ils l’ont vécu et L. l’a fait remarqué !

"J’entrai un jour en classe en tenant dans mes bras une petite enfant de quatre mois que j’avais prise dans la cour, des mains de sa maman. Le petit bébé était tout serré dans ses langes, comme il était d’usage dans le peuple : il ne pleurait pas : sa figure était joufflue et rose. Le silence de ce petit être me fit une grande impression et je voulus communiquer mon sentiment aux enfants : "Elle ne fait aucun bruit", dis-je ; et j’ajoutai, en plaisantant : "Aucun de vous ne saurait être aussi silencieux" (je leur montrai que la petite avait les pieds emmaillotés et serrés). Il y eut une véritable stupéfaction chez les enfants qui me regardèrent, immobiles. On eût dit qu’ils étaient suspendus à mes lèvres et que ce que je leur disais répondait profondément en eux. "Mais comme sa respiration est délicate, continuai-je ! Personne ne pourrait respirer comme elle, sans faire de bruit…". Les enfants, surpris et immobiles, retinrent leur souffle. On "entendit" ; à ce moment, un silence impressionnant. Le tic-tac de l’horloge devint perceptible. Il semblait que le bébé eût apporté une atmosphère de silence comme il n’en existe pas à l’ordinaire. Et cela, parce que personne ne faisait le plus petit mouvement. De là naquit le désir de retrouver ce silence ; ils voulurent le reproduire ; ils s’empressèrent donc, on ne peut dire avec enthousiasme, parce que l’enthousiasme a en soi quelque chose d’impulsif qui se manifeste à l’extérieur, et que cette manifestation correspondait, au contraire, à un désir profond, mais ils s’immobilisèrent, contrôlant jusqu’à leur respiration. Et ils restèrent ainsi, dans une attitude sereine de méditation. C’est de cette façon qui naquit notre exercice du silence(...) Je compris ainsi qu’ils étaient sensibles, (...) Et ils arrivaient lentement, en marchant sur la pointe des pieds, avec précaution, pour ne rien heurter ; et l’on n’entendait point leur pas. Il fut clair, par la suite, que chaque exercice de mouvement dont l’erreur peut être contrôlée-comme, dans le cas présent, par le bruit dans le silence- aide l’enfant à se perfectionner. Et ainsi, la répétition de l’exercice peut apporter une éducation extérieure telle, qu’il serait impossible d’en obtenir une aussi fine par un enseignement extérieur. 

Nos enfants apprirent donc à se mouvoir à travers les obstacles sans les heurter, à courir légèrement sans bruit, devenant souples et agiles. Ils jouissaient de leur perfection. Ce qui les intéressait, c’était de découvrir eux-mêmes leurs possibilités, et de les pratiquer dans ce monde mystérieux qu’est la vie qui se déroule". Extrait de l’Enfant, Maria Montessori, 1936.

lundi 16 juillet 2018 :

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